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Ecrire proprement sa langue, c'est une des formes du patriotisme (Lucie Delarue-Mardrus)

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Mon profil est inexistant : je ne communique jamais que de face !

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Selon votre humeur, cher visiteur, vous penserez à :

- prise de parole (ou plutôt... d'écriture)
- prise de tête (je suggère alors la prise d'aspirine dès le premier sympôme)
- prise de notes (pourquoi pas ?)

En picard, "tiot bec" signifie "petit bisou". Ce peut être un signe de complicité.

J'espère simplement être en prise directe avec vous et que votre humeur fera écho à la mienne au moment où vous découvrirez un nouvel article.

Aussi, je vous propose de LIRE MES DELIRES (qui devraient rester raisonnables - quoique...) et de vous laisser aller à quelques... prises de position !


 

Samedi 13 août 2005 6 13 /08 /Août /2005 00:00


Les grandes compétitions internationales permettent aux sportifs de s'illustrer, pour le plus grand bonheur des passionnés, dont je suis.

Il y en a d'autres qui s'illustrent  à ces occasions, mais plutôt version "bêtise" : les commentateurs télé.

Exemple :

Actuellement, aux Championnats du Monde d'athlétisme à Helsinki, il ne se passe pas un jour sans que Patrick Montel abreuve le téléspectateur d'informations sur les nationalités des compétiteurs, insistant complaisamment sur l'origine russe de tel(le) athlète allemand(e) ou australien(ne), ou encore africaine pour tel(le) autre suédois(e) ou britannique.

Et que je te reparle de Merlène Ottey (qui a d'ailleurs arrêté sa carrière internationale) "d'origine jamaïcaine mais courant sous le maillot slovène"

Et que j'insiste sur le fait que la championne "X" (pardonnez-moi, j'ai oublié son nom : Jamal, je crois)), d'origine éthiopienne, porte les couleurs de Bahrein.

Le pire que j'ai entendu, c'est la présentation d'un athlète australien sous le terme : "australien aborigène". Qu'a-t-il voulu dire ? Qu'un aborigène est, d'abord, un descendant de sauvage et, ensuite seulement, un australien ? Il avait fait la même remarque pour Cathy Freeman, l'adversaire de Marie-José Pérec.

Manque de bol, l'aborigène est australien depuis bien longtemps ! Petit rappel :

c'est 40.000 ans avant J.C. qu'arrivèrent sur le continent les ancêtres des aborigènes, venant d'Indonésie et de Nouvelle-Guinée... alors que les Hollandais ne découvrirent le continent qu'au 17ème siècle et que les colons britanniques s'y installèrent un siècle plus tard.

Alors pourquoi Patrick Montel ne dit-il pas plutôt : "untel, australien blanc" ? Quitte à souligner l'origine, ce serait plus historique.

Pour pousser sa logique jusqu'à l'absurde, il devrait même annoncer :

- le français sénégalo-malien Ladji Doucouré
- la française sierra-léonaise Eunice Barber
- la française capverdienne Maria Martins
- la française gabonaise Reina-Flor Okori

et, hors athlétisme, continuons l'impensable :

- le français algérien Zinedine Zidane
- le français camerounais Serge Betsen
- le français congolais-ex-zaïrois Claude Makelele

J'arrête là : cela devient lassant...

La télévision étant, a priori, un loisir  s'adressant de préférence à des personnes non-aveugles (1), quelle nécessité oblige à annoncer la nationalité des sportifs ? Le téléspectateur sait lire et on lui donne même 2 fois l'information : sur le maillot de l'athlète et sur le bandeau de présentation de ses performances avec, en plus, le drapeau de son pays.

Et, à ce stade, on peut même se passer de commentateurs...



(1) C'est pour plagier le terme de "non-voyant", que je trouve aberrant et honteux car sa forme négative souligne le handicap plus qu'il ne le banalise... Etre "non-voyant", ça veut dire ne pas être comme la majorité des gens qui, eux, voient. Alors qu'être aveugle est un fait, un constat, un état.

 

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Vendredi 12 août 2005 5 12 /08 /Août /2005 00:00


Nos ancêtres, qui n'avaient pas la télévision pour leur dicter la manière de penser, observaient leur environnement et en tiraient des principes de vie... Les dictons et proverbes sont là pour en témoigner et nous en utilisons encore un certain nombre aujourd'hui.

Le monde rural et artisanal fut, aux temps lointains, le symbole des valeurs sociales et morales... En voici quelques exemples  :

- "tous les coqs qui chantent ont d'abord été des oeufs"   (Afrique)
- "en attendant l'eau du ciel, arrose toujours"   (Espagne)
- "nourris bien ton valet, et ta vache donnera plus de lait"  (Suède)
- "les hommes ont deux pattes de moins que les bêtes"   (Amérique latine)
- "du même bois, on peut faire une croix... ou une trique"  (Roumanie)

En Inde, un proverbe dit : « La terre n’est pas un don de nos parents : ce sont nos enfants qui nous la prêtent ».  C’est joli, non ?

Autrement dit, nous sommes redevables aux générations futures des actes que nous commettons pour ou envers notre environnement et de nos règles de vie.

Depuis le début de l’ère industrielle, des profits, des quotas et ratios, de la mondialisation, des Nasdaq, CAC et autres Nikkei, de la société vouée aux loisirs, c’est malheureusement plutôt envers…

Or, pour être redevables, il faut déjà prendre conscience. Pour prendre conscience, il faut connaître, s’informer, s’intéresser. Pour s’intéresser, il faut observer, questionner, analyser, comprendre. Et comprendre par soi-même, pas par le canal d’informations tronquées, déformées, moulinées, aseptisées, uniformes et consensuelles.

La conscience demande du « temps de cerveau disponible », et pas dans le sens ou l’utilise le patron de TF1, M. Lelay !

La conscience passant donc par la connaissance, il faut se….  cultiver ! Ce n’est pas pour rien que le mot « culture » s’emploie autant pour l’esprit que pour la terre. De la même manière qu’il faut travailler la terre pour la rendre fertile, l’aérer, la faire VIVRE tout simplement, il faut cultiver son esprit.

La connaissance étant ainsi la mère de la conscience, elle mène à l’intelligence, la tolérance et l’humilité.

CQFD !



 

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Vendredi 5 août 2005 5 05 /08 /Août /2005 00:00



Résumé de l'épisode 1 : La Sorbonne-Paris 3 a refusé, sans explications, mon dossier de demande de formation à la Licence Professionnelle d'Ecrivain Public.


EPISODE 2

J'ai intenté un recours en référé auprès du Tribunal Administratif de Paris en faisant référence à l'article L.521-1 du code de justice administrative qui stipule que toute décision émanant de l'administration doit être motivée.


Je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire la décision du Tribunal (du 27 juillet) :


"Considérant que... la décision... porte atteinte de manière grave et immédiate à la situation de l'intéressée..."

"Considérant que... le défaut de motivation est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision..."

ORDONNE

Article 1er - L'exécution de la décision... par laquelle l'université de Paris 3 a refusé l'inscription de Mme ... en licence professionnelle "écrivain public" est suspendue.

Article 2 - Il est enjoint à l'université de réexaminer la candidature de Mme ... dans un délai d'un mois."



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Jeudi 4 août 2005 4 04 /08 /Août /2005 00:00
Avis à Zidane :

Attention ! Le contrat "nouvelle embauche" donne à ton employeur 2 ans pour te mettre à la porte sans préavis.

C'est dire que, pour rester en équipe de France, c'est pas gagné !



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Jeudi 7 juillet 2005 4 07 /07 /Juil /2005 00:00

C'est au moment où sort le dernier film de Spielberg, "La guerre des mondes", que tombe la décision du C.I.O. : les JO 2012 auront lieu à Londres. By Jove ! Voilà de quoi raviver la guerre de Cent Ans et les petits surnoms d'amitié ("rosbif" pour l'Anglais, "froggie" pour le Français... entre autres).

C'est donc la victoire des îliens sur les franciliens, des oeufs/bacon sur la tartine/confiture, des bonnets à poil sur les képis, du Tower Bridge sur le Pont Mirabeau, du pince-sans-rire sur le râleur, du polo sur la pétanque, du pub sur le bar, de Jonnie Wilkinson sur Frédéric Michalak...

Est-ce un nouvel épisode dans la guéguerre Tony Blair / Jacques Chirac : Jacques ne peut blairer Tony et Tony conchie Jacques ?

Nouveau Trafalgar ? Nouveau Waterloo ? Nouveau Mers-el-Kébir ?

Rappelez-vous Jeanne d’Arc, le personnel de bord du Titanic ! Et la vache folle ! Et vous avez oublié Guillaume le Conquérant, Aliénor d’Aquitaine ?

De l’autre côté : c’est à Paris qu’est morte Diana, la chère princesse du peuple !

 Le passé se conjugue encore au présent… et à l’avenir :

· les Français qui jouent à Arsenal seront-ils toujours autant adulés du public londonien ?

· que vont faire à l'été 2012 les 600.000 Anglais qui ont acheté une maison en France et les 200.000 Français résidant en Angleterre ?

. par quoi les Français vont-ils remplacer : week-end, staff, prime time, barman, hobby, parking, sandwich, toast, body-building, football, best-of, baby-sitter, zapper, turn-over, best-seller, drusgtore, suspense, etc. ?

· “Le Shuttle” deviendra-t-il “The Navette », pour apaiser les esprits ?

 . y aura-t-il, sur la perfide Albion, un déferlement des « french lovers » criant « A nous les petites anglaises » ?

Pourtant, si l'on mélangeait la Seine et la Tamise, ce serait bon pour l'environnement :  la Seine serait tamisée et la Tamise serait saine...

Enfin bon, au moins ce ne sera pas un Anglais qui va gagner le Tour de France ! Armstrong, lui, qui brigue sa 7ème victoire, est……… Américain. Aaaaaaargh !

 

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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00
Madame Parisot l'a dit bien haut : elle est "tombée toute petite dans le chaudron de l'entreprise, comme Obélix dans la potion magique".

Cela m'étonne à moitié qu'elle veuille refondre le Code du Travail : c'est une entreprise de Romains ! Attention quand même à ne pas foncer tête baissée dans le tas (de Romains...)

Quant à la potion magique, j'attends d'en voir les effets... et je souhaite bonne chance à Mme Parisot, parce que c'est enfin une femme qui prend les rênes d'un monde en majorité masculin.

Un regard féminin sur le monde de l'entreprise peut apporter quelques changements de mentalité...

Au fait, qu'en pensent-ils à l'IFOP ? Un sondage serait le bienvenu...


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Jeudi 30 juin 2005 4 30 /06 /Juin /2005 00:00
Ecrire proprement sa langue, c'est une des formes du patriotisme
(Lucie Delarue-Mardrus)

Quand nous échangeons un objet, nous avons chacun un objet ; quand nous échangeons une idée, nous avons chacun deux idées (proverbe chinois)

On a beau mentir, on dit toujours la vérité avec la gueule qu'on fait quand on ment (Nietzche)

La franchise ne consiste pas à dire tout ce qu'on pense, mais à penser tout ce qu'on dit (Hypolite de Livry)

Si je savais pourquoi j'écris, j'arrêterais probablement d'écrire (Kazimierz Brandys)



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Dimanche 26 juin 2005 7 26 /06 /Juin /2005 00:00

Je suis en colère, frustrée, déçue, écoeurée... Mais est-ce étonnant quand il s'agit de la lourdeur administrative de l'Education Nationale ? Ce fonctionnement est si rigide, si uniforme, si engoncé dans ses procédures, si peu adapté à un environnement en mouvement !


Il existe des fonctionnaires qui arrivent à bousculer les barrières structurelles : cela s'appelle intelligence d'application... ou bien ouverture d'esprit. Il en est d'autres pour qui "rigueur" signifie "oeillères" et "formation d'adultes" correspond à "loterie".


Jugez-en vous-mêmes...


En 2004, j'envoie à Sorbonne Nouvelle - Paris 3 (section : formation continue) mon dossier de candidature à la formation "Licence Professionnelle d'Ecrivain Public" que cet établissement est le seul à dispenser en France.


J'ai un dossier solide, un projet professionnel béton, des arguments techniques et une approche structurelle, organisationnelle et mentale cohérente.


Dossier accepté ! Chic... Mais Hic : la date de l'épreuve écrite, suivie d'un entetien avec le Jury, est fixée un jour où j'ai déjà un engagement professionnel (contrat signé). Je demande (bêtement, me direz-vous) si une autre date est prévue.


De quoi ? Crime de lèse-administration ! L'administration n'est pas au service des individus. "ON" n'a pas que ça à faire. A vous de vous adapter à notre organisation. Vous vous croyez où, là ? Circulez...


Bon, me dis-je... Une année de perdue : je présenterai à nouveau mon dossier en 2005. Ce que je fais...


Voulant anticiper toute nouvelle déconvenue et me rendre disponible, j'annule le module de 2 jours de formation que je dois animer début juillet 2005, en apprenant que l'épreuve écrite, suivie (etc.), a lieu le 5 juillet.


Entretemps, pour compléter mon information, et notamment au niveau de la réforme des diplômes (LMD), j'assiste à une réunion le 14 mai, au cours de laquelle je constate que mes motivations répondent exactement aux directives du Ministère du Travail : mettre son talent d'écriture au service de ceux qui en ont besoin dans un objectif socio-culturel.


Pleine de confiance dans la décision de la Commission Pédagogique (qui a retenu mon dossier l'an dernier, souvenez-vous), je reconstitue ce dossier et j'effectue parallèlement les démarches de prise en charge financière de ma formation (les organismes concernés me rassurant sur la parfaite adéquation de mon projet aux contraintes économiques actuelles et à mes objectifs propres).


Eh bien, couperet : je reçois le 22 juin une lettre laconique m'informant que mon dossier n'était pas retenu par la Commission Pédagogique.


Pour quelles raisons ? Mystère !

Sur quels critères ? Mystère !


Mon sang ne fait qu'un tour et je décide de demander des explications sur la nature du refus. Car, enfin, ce qui est valable en 2004 ne l'est plus en 2005 ? Je sais, tout change, mais, en l'occurence, qu'est-ce qui a changé ?
  • La composition de la Commission Pédagogique ?
  • Les critères de sélection ?
  • Le passage subit d'une perturbation cérébrale galopante due à la canicule qui s'annonce ?


En même temps, connaissant le mammouth, je lance une campagne de soutien auprès de collègues, amis, famille, relations professionnelles, pour tenter de renverser la vapeur et demander à nouveau l'examen de mon dossier.


Il y a urgence : l'épreuve écrite est le 5 juillet prochain !!


Je vous laisse juges, chers lecteurs, avec des documents à l'appui (que je peux vous envoyer pour information) :

  • lettre de motivation accompagnant mon dossier
  • refus de la Commission Pédagogique
  • lettre de demande d'explications
  • argumentaire pour action ultérieure auprès de toute autorité publique ou source privée, si je n'ai pas de réponse (ce que j'imagine très bien...)


Si je suis en colère, frustrée, déçue et écoeurée, c'est que j'ai du mal à admettre d'être refoulée sans raison valable (je dirais même : sans raison du tout !) par des personnes qui rejettent un candidat sans même avoir l'idée, la curiosité, la démarche intellectuelle d'au moins renouveler son passage à l'épreuve écrite et à l'entretien avec le Jury...


Peut-on avoir un quota à la place du coeur, un jugement à la place d'un esprit d'analyse, des normes à la place d'une vraie démarche pédagogique, des forceps à la place d'un accompagnement professionnel ?


Tout au long de ma vie professionnelle, je me suis battue pour la reconnaissance de mes compétences, de ma place dans l'entreprise.


Encore un combat à mener. David contre Goliath ? Gazelle contre lionne ? Protozoaire contre mammouth ?


Qu'en pensez-vous ?



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