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Ecrire proprement sa langue, c'est une des formes du patriotisme (Lucie Delarue-Mardrus)

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Selon votre humeur, cher visiteur, vous penserez à :

- prise de parole (ou plutôt... d'écriture)
- prise de tête (je suggère alors la prise d'aspirine dès le premier sympôme)
- prise de notes (pourquoi pas ?)

En picard, "tiot bec" signifie "petit bisou". Ce peut être un signe de complicité.

J'espère simplement être en prise directe avec vous et que votre humeur fera écho à la mienne au moment où vous découvrirez un nouvel article.

Aussi, je vous propose de LIRE MES DELIRES (qui devraient rester raisonnables - quoique...) et de vous laisser aller à quelques... prises de position !


 

Randonnées

Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 21:30
Les maisons en briques, je connais bien, moi la ch'ti ! Dans le Nord, c'est monnaie courante et ma maison natale ne dérogeait pas à la règle...

Est-ce ce signe de reconnaissance qui a fait me sentir si bien à Toulouse ? Quatre jours en novembre et dix en décembre m'ont autant enchantée que lors d'un séjour à Lille ! L'accent mis à part, je me suis sentie chez moi, du moins en cette saison ; peut-être qu'en été, ce serait bien différent, pour quelqu'un qui déteste la chaleur tout en aimant le soleil...

Le centre ville est petit et il est aisé d'en faire le tour à pied pour admirer les grands monuments : le Capitole, l'Eglise St-Sernin (plus ancienne église romane d'Europe), celle du Taur, les Jacobins (merveilleux cloître), la tour des Cordeliers, le Musée d'Histoire de la Ville, celui des Augustins, la chapelle St Jean-Baptiste... et cette incroyable église St-Jérôme, à la nef ovale.

J'ai eu beaucoup de chance ce samedi-là : ce fut la seule journée ensoleillée... Belles images que je retrouverai en janvier, puis en mars, avec le même plaisir.

Cordeliers     Jacobins06

Tour des Cordeliers / Cloître des Jacobins

St-Sernin03     St-Jérôme 

Clocher et chevet de St-Sernin / Eglise St-Jérôme
Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 15:42
Belle balade ce mercredi dans les jardins et squares émaillant le secteur Porte de Montreuil / Porte de Bagnolet ! Le 20ème arrondissement est le plus riche de Paris en espaces verts. Accompagnés d'un guide de la Mairie de Paris, nous avons "traqué" les jardins calmes et dépaysants en plein coeur des rues et ruelles ! Quelques oasis de verdure et de fleurs, aux essences d'arbres incroyablement diversifiées.

Du jardin de la gare de Charonne au Parc Debrousse, en passant par les squares de la Salamandre, des Grès, des Cardeurs et par le minuscule cimetière de Charonne (où sont enterrés la compagne et les fils d'André Malraux), c'est une promenade de charme et de rêve dans un périmètre préservé de l'urbanisme sauvage.



 


 


 

 


 




 


 


 


 

 

Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 08:25

Leçon de choses rafraîchissante ce dimanche autour de l'historique de l'eau de source, de la Commanderie du Temple à l'Abbaye Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui le CNAM) et plus particulièrement sur les Fontaines Wallace.


Ces fontaines (610 kg), outre leur beauté et leur parfaite intégration dans le paysage urbain, sont le témoignage de la générosité d'un riche mécène anglais, Richard Wallace, humaniste hors du commun qui a souhaité donner aux Parisiens, épuisés par la guerre de 1870 et la Commune, un élément vital de survie. Je vous passe le commentaire sur les gigantesques travaux qu'il a fallu entreprendre pour approvisionner Paris en eau, notamment à partir de la Dhuis (Aisne).

Une fontaine Wallace est un concentré de symbolisme. Les cariatides qui la composent représentent à la fois les 4 saisons et des qualités incontournables de l'humanisme : simplicité, charité, sobriété, bonté. Sculptées dans la même attitude, elles se différencient pourtant par quelques détails presque imperceptibles : drapé de la tunique, position de la jambe, yeux ouverts ou fermés...

Le soubassement est octogonal : 4 faces larges et 4 plus étroites. Les premières sont décorées d'un trident autour duquel s'enroule un triton ; les secondes, plus saillantes, nous offrent le dessin d'une conque de laquelle s'écoule un chapelet de perles (symbole de l'ouïe et de la parole). De délicats roseaux les ornent latéralement. Le dôme, quant à lui, est constitué d'écailles de poisson et, de sa pointe, descendent des poissons.
























Le filet d'eau qui s'écoule du dôme a généralement un débit/jour de 3.000 litres. Des gobelets étaient attachés par une chaîne aux pieds des cariatides pour abreuver les passants. Ils ont été supprimés en 1952, pour des raisons d'hygiène.

Sur les 108 fontaines de Paris, on peut distinguer les authentiques, fabriquées par Charles-Auguste Lebourg, à la mention de son nom sur le piètement. Les autres sont des ajouts pour agrémenter la promenade des visiteurs et touristes.

A l'heure où les bistrots font payer le verre d'eau plate, il y a donc 108 occasions de boire gratis à Paris une eau de très bonne qualité.


Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 00:05
Pour étudier les oiseaux, et notamment la reproduction et la migration, on les bague. C'est une opération très codifiée qui demande une attention et une délicatesse constantes.

Il existe 500 bagueurs en France. La formation est très encadrée et le diplôme délivré avec circonspection.

Le baguage des oiseaux répond à un protocole précis, validé annuellement et se basant sur deux critères incontournables :

- la sécurité des oiseaux
- la qualité des données

L'examen de l'oiseau consiste à vérifier son âge, son sexe, son poids, la taille de ses ailes, l'état de ses plumes et son coefficient lipidique.

J'ai vu passer au contrôle aujourd'hui 2 merles, un étourneau, une mésange à longue queue, deux rouge-gorge et une fauvette à tête noire. Parmi eux, 4 étaient déja bagués et j'ai eu le plaisir d'assister au bagage des 3 autres.





















1) Mesure des ailes de l'étourneau  
                         
2) Vérification des ailes de la fauvette




















3) Pesage du rouge-gorge 
    
                                                     
4) La fauvette (12,4 g !) est désormais baguée






















5) Inscription des données pour le 1er merle (déjà bagué)


Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 15:50
Le Jardin des Plantes à Paris est un endroit extraordinaire pour ceux qui aiment la nature et, plus particulièrement, les végétaux.

Entre les immenses bâtiments de verre que sont la serre mexicaine et le jardin d'hiver, l'Ecole de botanique (en plein air) et ses 4.500 espèces classées par familles et par genres, la roseraie, le jardin alpin, le jardin des iris et plantes vivaces, les arbres remarquables (le plus vieux a 371 ans), le regard ne sait où se poser et le pas où aller... parmi les 23,5 hectares.

Quant aux noms prestigieux qui jalonnent l'histoire de ce lieu, étroitement mêlé à celui du Museum National d'Histoire Naturelle : Chevreul, Linné, Buffon, Geoffroy-Saint-Hilaire, Thouin, Cuvier, Vauquelin, Lacépède, Lamarck..., il est rare de ne pas les connaître.

Ouvert au public en 1640, le Jardin des Plantes est classé aux Monuments Historiques depuis 1993. L'entrée est libre et le pique-nique y est même autorisé. Mais attention ! Pas d'animaux et de jeux de ballon, interdiction de marcher sur les pelouses et de nourrir les oiseaux !

Et c'est là, dans une mini-serre au pied des grandes, que j'ai passé ce dimanche après-midi à (ré)apprendre comment entretenir ses plantes d'intérieur.

Bernard Noël, jardinier et responsable des serres, nous a donné maints conseils et astuces pour planter, rempoter, nourrir, arroser, tailler, bouturer et soigner nos plantes.










Bernard Noël montre comment enlever la terre de la motte pour mettre à jour les racines avant de les "rafraîchir" au sécateur pour le rempotage



Les végétaux nous indiquent leurs besoins : il suffit de les
observer et de vérifier leur environnnement. Les maîtres-mots du jardinier ? TERRE, EAU, LUMIERE.

Ensuite, il faut bannir les pots, jardinières et autres contenants en plastique : ça ne respire pas. Préférer la terre cuite, qui permet l'échange eau/air. Et c'est tellement plus naturel !

Enfin, rempoter tous les ans vers avril/mai est indispensable pour apporter les substances nécessaires au développement et à l'épanouissement des plantes. Ainsi, on économise les engrais, bien souvent utilisés à tort et à travers et au-delà du raisonnable.

Quant aux vilaines bestioles qui attaquent nos amies les plantes (cochenilles, pucerons, araignées rouges ou minuscules mouches blanches - les aleurodes), il faut les pourchasser et les éliminer sans coup férir. Aussi, ne jamais oublier de regarder sous les feuilles où, pas bêtes, elles se cachent pour détruire la plante.

Et puis il y a le bouturage, technique complètement désacralisée par notre hôte. Oui, c'est simple de réussir des boutures. Certaines plantes s'y prêtent plus volontiers que d'autres, mais quelques règles d'hygiène et de méticulosité mènent au succès !










boutures de tige, de tête, de feuille
dans une préparation appelée "perlite"



Très belle leçon de choses, cette semaine...









Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Dimanche 17 septembre 2006 7 17 /09 /Sep /2006 13:36

Au niveau des jolis coins de la capitale, je connaissais déjà La campagne à Paris (Pte de Bagnolet), les ruelles du 19ème, du côté de la rue de Mouzaïa, celles qui entourent le Parc Montsouris, sans oublier les jolies cours fleuries derrière les portes cochères du 11ème ou du 9ème (avec, bien sûr, l'avenue Frochot, près de Pigalle, superbe allée aux maisons impressionnantes, auparavant libre d'accès mais devenue verrouillée, interdite au amateurs de jolies vues ? c'est là qu'habitait Dalida, entre autres).


J'ai découvert hier un quartier dont je connaissais l'attrait, mais que je n'avais jamais visité, le 13ème arrondissement, et notamment la fameuse « Butte aux cailles ». Le thème de cette sortie était : A la recherche de la Bièvre disparue.


Elle n'a certes pas disparu, cette rivière, mais elle est tout simplement recouverte par les immeubles et la voirie. Venant de Guyancourt, elle passe par Verrières-le-Buisson, L'Hay-les-Roses et Gentilly, pour entrer dans Paris près de la poterne des Peupliers. On peut voir sa jonction avec la Seine du haut du pont d'Austerlitz.


Point de départ : l'avenue des Gobelins et sa renommée Manufacture. Sur le fronton, de jolies sculptures rappellent les étapes de fabrication de la laine.



Nous effectuons le tour du « Château de la Reine Blanche » (authentique demeure médiévale ayant donné lieu à une belle opération immobilière !) et découvrons des cours-jardins, avec des bâtiments à l'architecture Renaissance, une friche où s'épanouissent des végétaux divers et anciens, voire en voie de disparition (l'orme, par exemple), le square René Le Gall, oasis de calme et d'essences d'arbres multiples.

J'apprends que Bièvre vient de « castor » (beaver), que l'on retrouve sur les armoiries du 13ème arrondissement. Le nom de Lamotte-Beuvron (Loire-et-Cher) en est également issu. Les villageois de Gentilly et alentours, pas encore Parisiens, venaient y puiser de la glace lors des hivers rigoureux que Paris ne connaît pratiquement plus, d'où la « rue de la Glacière ».

A Corvisart, nous gravissons la Butte aux Cailles (rien à voir avec les oiseaux : cela vient de caillou ou de caillasse) et admirons, là encore, les arbres et les maisons anciennes qui donnent l'impression d'être à la campagne.

Notre guide nous fait remarquer les creux et les bosses des rues que nous empruntons et qui indiquent les méandres de la Bièvre et son ancien lit (notamment sur le boulevard Auguste-Blanqui).

Les noms des rues sont, en eux-mêmes, la trace de ce qui existait aux siècles passés :
- les moulins à vent (rue du Moulin des Prés, rue du Moulinet, rue du Fer à moulin)
- les arbres (poterne des peupliers, square des peupliers)

Ce square, justement,  est un petit paradis, comme la Campagne à Paris ou les sentes des Buttes Chaumont : un dédale d'allées pavées et arborées que bordent de jolies maisons en pierre ou en meulière. Et ici, les propriétaires ont eu la délicatesse de ne pas interdire l'accès au promeneur.




Quelques vues du
square des Peupliers






Un peu plus loin, voici une place où trône une fontaine et, tout à côté, la piscine. Quel intérêt ? Eh bien, Arago a creusé un puits artésien dans la Bièvre, qui alimente la fontaine et la piscine !



Après avoir descendu la ruelle Vandrezanne, nous arrivons dans un charmant quartier pavillonnaire et nous arrêtons au début de la rue Dieulefoy. Originaire du Nord, je trouve, dans cet alignement de maisons, une ressemblance avec les corons. Et, en effet, notre guide nous apprend que ces maisons avaient été construites pour y loger les ouvriers des usines et ateliers dont l'activité utilisait l'eau de la Bièvre. Certains immeubles portent d'ailleurs encore des noms évocateurs : « fabrique de chaussures et galoches » ou « peaux de chamois »?


Rue Dieulefoy


La promenade se termine. Nous avons bien sûr observé d'autres curiosités :
- des cédrelas, arbres dont les ramifications sont systématiquement en angle droit, vision curieuse...
- la façade d'un cinéma désaffecté, sculptée par... Rodin !
- des gingkos aux fruits ressemblant à du raisin, mais qui, en pourissant, dégagent une odeur pestilentielle
- et cette dernière belle découverte : un immeuble dont la structure centrale est un tronc d'arbre entier autour duquel s'enroule l'escalier, une pure merveille d'architecture


Deux ou trois portions de Bièvre doivent être rendues à l'air libre dans les années qui viennent, notamment près du Museum d'Histoire Naturelle au Jardin des Plantes : un beau projet !

 

Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 14:03

J'ai participé à une journée d'initiation à la recherche de l'eau. Difficile de raconter en détails, mais c'est une sensation extraordinaire que de marcher sur un terrain avec uen paire de baguettes en « L », de les voir se rejoindre lorsque l'eau est présente, puis s'écarter lorsqu'on s'éloigne. L'homme est constitué à 75 % d'eau. Son corps émet des vibrations. Il s'agit d'un travail de concentration et de projection mentale pour être en résonance avec la longueur d'onde de la vibration de l'élément que l'on recherche.


On peut, grâce à ces baguettes, déterminer non seulement la localisation d'un cours d'eau souterrain, mais aussi d'où vient l'eau et où elle va. On peut de plus effectuer des tris en se concentrant sur des critères bien précis (par exemple : recherche d'une source active). Baguettes et pendule servent également à calculer la profondeur et le débit de l'eau.








Mais l'eau, si vitale et bienfaisante soit-elle, se révèle être néfaste pour l'homme, l'animal et le végétal, à certains endroits, surtout si elle se conjugue avec une intersection du réseau tellurique Hartmann.

Le réseau Hartmann est un quadrillage invisible (tous les 2 m dans le sens nord/sud et tous les 2,50 m dans le sens est/ouest). A l'aplomb du croisement des lignes de force ("noeud Hartmann"), se situent des points négatifs dont il faut tenir compte pour planter des arbres (mais aussi pour construire une maison).

On utilise une antenne spéciale (dite lobe-antenne) pour repérer ce quadrillage. L'antenne s'oriente vers chaque ligne de force qu'elle rencontre.

 






Qui n'a jamais remarqué, dans un verger, un arbre oblique alors que tous les autres sont droits ? Qui n'a jamais vu un arbre à deux troncs pour une seule souche ? Qui n'a repéré, sur certains arbres, des protubérances, comme des sortes de verrues, courant le long du tronc ? Ce sont des indices de présence d'eau (quelquefois même un croisement de cours d'eau souterrains) parfois associée à un « noeud » Hartmann. Et les arbres cherchent à s'en éloigner (arbre penché) ou alors ils présentent des symptômes de maladie (moignons, grosseurs). Quant à l'arbre fourchu, c'est le signe qu'un cours d'eau souterrain passe juste entre les deux troncs.


   











Arbre fourchu, dont la base montre un renflement, signes qu'un cours d'eau passe juste en dessous, et entre les deux troncs


 


Le sourcier est un observateur de la nature et il repère visuellement les éléments susceptibles d'indiquer le passage d'un cours d'eau souterrain, comme par exemple la présence d'un sureau avec ses grappes de fruits caractéristiques (notez le nom : sur-eau). Et il le confirmera avec ses baguettes et son pendule.

 

 

 

Sureau



Ce ne sont là que quelques enseignements fascinants reçus durant cette journée. Il y en eut d'autres, qu'il serait bien trop long de détailler ici : la mémoire de l'eau, le travail sur plan, la formulation de phrases claires et de conventions précises, l'influence du quartz... Mais tous ces sujets ont fait de cette initiation un véritable moment de communion avec la nature et de retrouvailles avec des savoirs et des savoir-faire ancestraux que notre civilisation, dans sa fuite en avant, ses préoccupations mercantiles et sa rationnalité absolue, néglige et oublie.

Les animaux, eux, savent toujours se servir de ces repères :

- les fourmilières se développent sur des noeuds Harmann
- les guêpes et frelons préfèrent les lignes du quadrillage
- les chats affectionnent eux aussi ces lignes, alors les chiens s'installent de préférence dans les zones neutres

Il faut se rappeler le tsunami de 2004 : à l'approche de la vague, les éléphants se sont sauvés vers les hauteurs, les oiseaux se sont tus... Ils avaient détecté le langage de la terre.

Il n'y a guère que l'humain qui, dans sa grande prétention, a refoulé les instincts naturels qui lui permettent d'être en osmose avec son environnement. Il se considère comme le maître de l'univers, alors qu'il n'en est qu'une infime composante... Heureusement, il reste pas mal d'être humains pour qui la sensorialité se conjugue avec la nature, l'harmonie, la vie.

 

Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 11:30

Depuis longtemps, j’aime regarder les étoiles. Hélas, nos mégapoles ne permettent pas de savourer la vision des miliards d’astres qui nous entourent, à cause d’un éclairage permanent des villes et des routes. Heureux les habitants des campagnes, où l’épaisseur de l’obscurité favorise le ruissellement des lumières célestes !

Hier soir, donc, à l’observatoire de Gretz-Armainvilliers, joliment nommé « Uranoscope » (1), malgré cet obstacle, j’ai pu observer les habitantes du firmament à l’œil nu, mais aussi grâce à cet instrument magique qu’est le télescope.

Animée par des amateurs éclairés (c’est le cas de le dire) et passionnés (les amateurs sont toujours passionnés…), la leçon de choses a pourtant été un peu chaotique, dispersée et surtout débordante d’informations (trop d’infos tue l’info). Passons. L’essentiel était dans l’observation, même si le ciel d’été est moins propice.

D’abord à l’œil nu : j’ai un grand plaisir et une certaine satisfaction à pouvoir désormais situer l’étoile polaire qui, contrairement aux idées reçues, n’est pas la plus brillante ni la première à apparaître à l’orée de la nuit (en fait, ce qu’on voit, c’est Jupiter, une planète et non une étoile). Je sais aussi maintenant repérer le « triangle d’été » : Deneb / Vega / Altaïr.

Puis dans le dôme, avec le télescope (grossissement 50 fois). D’abord, pour se mettre en bouche, Jupiter et ses 4 lunes, extra ! Puis, un choc : une étoile éclatée.  Ensuite, la vue étonnante d’une étoile froide et d’une étoile chaude, côte à côte (voir plus bas comment les reconnaître). Enfin, un spectacle incroyable, qui remet l’être humain à sa place parmi l’immensité : une autre galaxie (appelée M13 ou M25, je ne sais plus, d’après l’astronome français Charles Messier, internationalement connu pour sa découverte de 40 comètes et pour son Catalogue des nébuleuses et des amas d’étoiles).

Un regret : ne pas avoir pu voir Antarès, dans la constellation du Scorpion, étoile 400 x plus grande que le soleil (qui, pour info, a un diamètre de 1.392.530 km).

J’ai appris plein d’autres choses :

- notre Terre reçoit chaque année 2.000 tonnes de météorites… sous forme de poussières !
- les étoiles froides sont de couleur jaune, orangé ou rouge et les chaudes de couleur bleue (encore une idée reçue qui vole en éclats)
- les galaxies voyagent ; certaines s'éloignent et certaines se rapprochent inéluctablement (la nôtre entrera en contact dans quelques milliers d’années avec une autre dont j’ai oublié le nom)
- il y a plusieurs formes de galaxies : les nébuleuses elliptiques, les nébuleuses spirales normales et les nébuleuses spirales barrées (ces dernières, en gros, en forme de « S »).
- il y a des milliards d’étoiles dans la Voie Lactée, notre galaxie
- il y a des milliards de galaxies dans l’Univers

Nous ne sommes vraiment que poussières… d’étoiles.


Ci contre : La Voie Lactée, notre galaxie. L'image a été prise avec le DIRBE (Diffuse Infrared Background Experiment) du COBE (Cosmic Background Explorer) de la NASA. Il s'agit d'une technique complexe de reproduction et de finalisation.





(1)       Uranoscope de l’Ile-de-France – 01.64.42.00.02
           Président d’Honneur : Jean-Loup Chrétien
           Ouvert GRATUITEMENT tous les samedis de 21 à 23 heures, toute l’année
           Conférence mensuelle GRATUITE
           http:// perso.club-internet.fr/uranos
       courriel : uranos@club-internet.fr

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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /Juin /2006 10:36

La dernière randonnée que j'ai effectuée m'a renforcée dans ma conviction que si on comprenait le merveilleux fonctionnement et la richesse de la nature, on ne pouvait que décider de la respecter et la protéger.

Faune et flore s'épousent et se renforcent. C'était le thème de la sortie d'hier. J'ai eu une chance rare : je me suis retrouvée seule avec Richard, le guide, alors que nous devions être cinq. La promenade s'est ainsi muée en véritable leçon de choses, observation méticuleuse des végétaux et des oiseaux des bois et des plaines et de leur interaction permanente.




Voici une photo exceptionnelle, prise au travers d'un téléobjectif puissant (l'oiseau était perché sur un arbre situé à une dizaine de mètres de nous et à une quinzaine de mètres de hauteur).



Rouge-gorge

 


Richard m'a appris à reconnaître les divers chants : pinson, loriot, fauvette, rouge-gorge, pic, avec les éléments qui permettent de les identifier (son nasillard ou flûté, rythmes différents, mélodie immuable ou changeante...).



Il a également passé en revue les végétaux et j'ai été émerveillée de ces feuilles d'arbustes qui, froissées, émettent des parfums inattendus : miel, citron et cassis ou ananas... Les feuilles du rosier sauvage ci-contre, elles, sentent la pomme verte lorsqu'on les froisse. Etonnant !



Rosier-pomme






J'ai même appris à utiliser correctement mon appareil photo numérique, réglé par Richard, pour pouvoir aller chercher, en position "macro", les nervures délicates de cette orchidée des prés, que j'offre à vos yeux équarquillés (j'espère !).

Pour vous donner une idée de l'échelle, la fleur en entier mesure une dizaine de cm.










                                             

Enfin, comme à Fontainebleau, la forêt de Sénart abrite des "arbres remarquables".

Ce chêne a 500 ans et trône à un carrefour d'allées d'où il est visible de partout !

Côté arbres, j'ai été gâtée, car une partie de la forêt regroupait bouleaux et trembles et j'ai assisté à un spectacle magnifique : une brise qui laissait indifférentes les feuilles des autres arbres faisait tournoyer sous le soleil les milliers de feuilles des trembles, qui scintillaient comme une onde avec un bruissement rafraîchissant.



(Photos : myself, évidemment)

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Dimanche 4 juin 2006 7 04 /06 /Juin /2006 21:06

Notre but était de randonner avec 3 ânes (amenés en van à la gare par leur propriétaire) et de les rentrer au bercail.

Voiture cassée, ânes débâtés = randonneurs démotivés... Tous ? Non, un petit nombre d'irréductibles (3 sur 16) avait décidé d'aller jusqu'aux ânes puisqu'ils ne pouvaient venir à nous.

Et la balade fut très, très agréable : Cyril, notre guide, nous a fait découvrir monts et merveilles dans le règne végétal et animal : fleurs, graminées, champignons, insectes, oiseaux... J'ai eu le temps d'apercevoir les 2 bonds d'un chevreuil, juste récompense après le ratage de la première randonnée.

J'ai été impressionnée par Cyril et sa grande connaissance de la nature :

- il nommait instantanément le nom d'un oiseau à l'écoute de son chant, celui d'une fleur ou d'une plante (et il y en eut dix et cent)
- il expliquait l'histoire des pierres (meulière et grès)
- il attirait notre attention sur tel bruit, telle trace d'animal ou tel changement de paysage
- il remarquait le passage d'un animal à la forme d'un excrément laissé sur le sol
- il racontait des anecdotes sur la greffe d'arbres fruitiers ou les observations faites de nuit

Un véritable enchantement !


anneaux formés par un pic pour venir sucer la sève de l'arbre










raiponce















Amandine, l'une des ânesses
            Champignons au creux d'un chemin

(photos : Philophénomène)




Par Philophenomene - Publié dans : Randonnées
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